Repas en famille
Les repas pris ensemble, sans écran, vont de pair avec une alimentation plus saine, moins de surpoids et un rapport plus détendu à la nourriture.
Ausführlich erklärt
La table familiale est bien plus qu'un meuble : les repas réguliers en famille font partie des facteurs de protection bien étudiés chez l'enfant. Une synthèse publiée dans la revue Pediatrics (Hammons et Fiese, 2011) a rassemblé 17 études portant sur plus de 180 000 enfants et adolescents : ceux qui mangeaient en famille au moins trois fois par semaine avaient un risque de surpoids inférieur de 12 %, mangeaient plus souvent des aliments sains comme les fruits et les légumes et présentaient moins souvent des troubles du comportement alimentaire. Ce sont des études d'observation – elles montrent des liens, pas une preuve. Mais la tendance concorde bien avec ce que l'on sait sur l'exemple donné par les adultes et la satiété.
Pourquoi la table peut-elle avoir autant d'effet ? D'abord, les enfants voient comment mangent les adultes et les imitent. Ensuite, à table, les familles mangent le plus souvent des plats faits maison, avec plus de légumes et moins de sucre qu'à l'extérieur. Troisièmement, on mange plus lentement et on discute – la satiété a ainsi le temps de se manifester. Et enfin, le repas partagé est pour l'enfant un rendez-vous fiable où il se sent vu. Cela protège aussi son équilibre psychique.
Un cadre qui a fait ses preuves est le partage des responsabilités proposé par la diététicienne et thérapeute familiale américaine Ellyn Satter : les parents décident quoi, quand et où l'on mange – l'enfant décide s'il mange et combien. Cela enlève la pression de chaque repas : pas d'obligation de finir son assiette, pas de négociation autour du dessert, mais pas non plus de menu à la carte.
Concrètement : des heures de repas fixes, tout le monde assis, ni télé ni portable à table (les parents non plus), de l'eau comme boisson par défaut, des légumes à chaque repas et un sujet de conversation qui n'a rien à voir avec les calories. Pas besoin que ce soit parfait : si seul le petit-déjeuner ou le dîner en commun fonctionne, c'est déjà un bon début.
À la table familiale, tout le monde a son mot à dire : les enfants aident à planifier les repas, à faire les courses et à mettre la table. Quand on participe, on a plus envie de manger.